Retour à Ilulissat – Groënland 2020

5 janvier 2020. C’est reparti ! L’appel du Grand Nord était trop fort pour y résister. J’ai adoré mon dernier trek sur l’Arctic Circle Trail l’hiver dernier, entre Kangerlussuaq et Sisimiut. Mais l’envie de revoir les icebergs et la calotte glaciaire m’incite à retourner à Ilulissat. 

Départ le 1er mars pour 2 semaines de balade. Pas d’objectif à la journée comme sur le trail puisque je ferai une boucle. Départ d’Ilulissat. Retour au même point. Entre les deux, j’aurai 12 jours sur place pour redécouvrir et surtout, prendre le temps d’observer le paysage. En 2016, je n’étais resté que 3 jours près de la calotte glaciaire. Et j’étais même rentré en ville un jour plus tôt sur mon programme prévisionnel. J’avais passé du temps avec des pêcheurs Inuits et un français installé là-bas, Julien. Tout le monde rentrait à Ilulissat. J’ai suivi le mouvement. J’ai regretté de ne pas être resté un jour de plus près du fjord finalement. 

Cette année, j’aimerai me balader autour du front du glacier. Il y a différentes zones d’observation. Je tenterai de me déplacer. Cela m’obligera à dormir sous tente, bien que ça ne m’enchante guère. Mais les hôtels ne courent pas les rues dans ce milieu perdu ! Peut-être j’aurai davantage de chance pour voir quelques animaux (rennes, lièvres arctiques, renards polaires, lagopèdes). Pas d’ours dans ce secteur. Donc pas de danger. 

Enfin, j’aimerai beaucoup passer du temps avec les pêcheurs et idéalement aller voir une zone de pêche. Voir comment ils travaillent. 

Pour préparer cette aventure, j’ai sollicité mes petits neveu et nièces. Ils m’ont réalisé de magnifiques dessins qui illustreront mon carnet de voyages, ainsi que des porte-bonheurs que j’attacherai à mon sac ou à mon traineau. Ce qu’ils ont fait est superbe ! Un grand merci à eux.

 

Dès les vacances de Noël, je commence à réviser mon matériel. A commencer par la pulka. Les cordages de traction qui ont déjà fait 2 treks sont usés. Il faut les refaire. Par ailleurs, il faut « inventer » un système de frein pour les descentes. L’hiver dernier, j’ai dépensé beaucoup trop d’énergie dans les descentes. La corde qui servait de frein était trop efficace. La pulka s’arrêtait totalement. Je devais tirer d’un coup sec pour la débloquer avant qu’elle ne freine de nouveau… J’avais finalement coupé cette corde pour faire passer la pulka devant moi dans les descentes. Mais sans frein et chargée de quelques 40 kg, elle avait tendance à m’emporter. 

Du coup, avec l’aide et l’ingéniosité de mon père, il m’a fabriqué une sorte de patin qui, fixé à l’avant du bac, sera levé lorsque les cordes de traction seront tendues (sur le plat ou en montée), et traitera sur la neige dès que la pulka prendra de la vitesse sur moi. J’ai confiance sur le mécanisme.